Je me suis levée avec une sensation d'angoisse mais au final il ne me reste que quelques flash de cette nuit, le reste s'est vite évaporé.
_ Une falaise avec des curiosités incrustées sur le flanc, il fallait pour les voir aller sur un trottoir étroit longeant des rails, ça ne m'intéressait pas mais c'était une sortie touristique en famille (moi, mon homme, ma fille et une voisine de son âge). Nous devons donc traverser les rails et grimper sur le trottoir qui était en hauteur pour accéder à l'attraction touristique. Un train passe, on traverse, j'ai un peu de mal à me hisser sur le trottoir, je me dis que c'est stupide de prendre des risques pour ça, je me demande d'ailleurs pourquoi je me sens obligée de le faire.
Mon homme est le dernier à traverser, un train arrive, je lui hurle de vite monter mais il fait son malin en se plaquant contre le bord, laissant entendre que le train aller passer à côté sans le toucher. Je ne tolère pas qu'il prenne ce risque même s'il a raison et en panique je le pousse à monter, je crois qu'il le fait. Le train passe avec une force inouïe, il y a beaucoup de vent, j'essaye de tenir les petites filles.
_ Je dors, je suis très fatiguée, j'ai du mal à me réveiller, mon homme me dit qu'il a déposé ma fille à l'école: son premier jour! Je suis horrifiée mais j'ai tellement dormi que c'est déjà la fin de la journée. Il avait l'air content d'avoir in extremis sauvé la situation en l'amenant seul à temps. Dans l'urgence, il ne s'était pas embarrassé des détails, n'avait même pas pris la peine de dire à la maîtresse qu'il ne fallait pas qu'elle mange certaines choses "hof, elle me l'aurait dit si yavait un goûter, je pense pas qu'ils leur donnent à manger sans le dire aux parents", il n'était pas resté avec elle, il l'avait déposée et s'était dépêché de me retrouver moi.
Une connaissance m'envoie des cartes bizarres, des images phaliques je crois, je me rappelle d'une espèce de sculpture bleue, assez étrange, des avances assez sexuelles, je suis contente qu'il m'accorde de l'attention mais je le trouve un peu trop cru, ça ne me plait pas vraiment. Puis, alors que j'essaye d'aller à cette école, il vient avec moi et me prend la main, puis la repositionne pour entrelacer nos doigts. Arrivés à l'école, où mon homme attend aussi, il reste à quelques mètres. Je suis inquiète et en colère contre mon ami. J'apperçois ma fille mais je ne peux pas la récupérer tout de suite, ils lui font faire une sorte de rituel de fin de journée ridicule avec d'autres enfants, ça n'en finit plus. Elle n'a pas l'air traumatisée, elle dit que l'école c'est super. La maîtresse me dit qu'elle a beaucoup pleuré, pendant des heures, qu'elle venait juste de se calmer mais que c'est normal. J'entends parler de yaourt à boire, mon homme sans même vouloir demander balaye ça d'un haussement d'épaules, je me dis qu'elle n'en aurait pas bu d'elle-même mais ils sont capable de les forcer. Mon homme s'en tient à la version qui l'arrange et refuse de vérifier, j'ai l'air de l'agacer, il n'a pas envie de se prendre la tête et on dirait qu'il pense que je complique tout. Je le sens énervé par ma réaction, il aurait sans doute aimé que je le félicite d'avoir préparé et emené la petite seul à l'école et de s'être dépêché de me rejoindre Je me dis qu'il va attendre le soir où la petite sera malade pour avoir des doutes et me sortir un désolé je pouvais pas me douter et prendre un air indigné contre l'école (ou mettre ça sur le compte d'un virus). Le pire c'est qu'il ne voyait même pas que c'était violent de la laisser seule comme ça toute une journée.
L.
Inconscients